L’Espagne championne du monde 2026 : 1-0 contre l’Argentine, le récit de la finale

L’Argentine nous avait sortis en quart de finale. Alors dimanche soir, à 21h00 heure suisse, disons les choses franchement : une bonne partie de la Suisse romande n’a pas regardé cette finale en neutre. On a suivi l’Espagne battre 1-0, après prolongation, l’équipe qui avait éteint le rêve de la Nati quelques jours plus tôt. Il y a des consolations qui n’en sont pas vraiment, et pourtant celle-là, avouons-le, avait un petit goût de justice. Ferran Torres a marqué à la 106e minute au MetLife Stadium, devant 80 663 spectateurs, et l’Espagne est devenue championne du monde pour la deuxième fois de son histoire.

Updated juillet 2026
Licensed
Available in US
Fast payouts
18+ Only
Want more predictions?
Join our Telegram channel
Join
Trophée doré du football posé sur une pelouse de stade éclairée par les projecteurs, ambiance de finale du Mondial 2026
Seize ans après 2010, l’Espagne récupère la couronne mondiale — et signe un doublé Euro-Mondial inédit.

Quatre-vingt-dix minutes sans rien, puis trente-neuf secondes

Il faut le dire : pendant 90 minutes, cette finale n’a rien donné. Zéro à zéro, aucune des deux équipes ne cédant, un match qui s’est resserré comme un étau au fil des reprises. Puis la seconde période de prolongation a commencé, et il a fallu environ trente-neuf secondes pour que tout bascule. Pedro Porro a délivré un ballon au second poteau, Nico Williams a gagné son duel de la tête devant Molina, et Ferran Torres a repris de l’intérieur du pied gauche, en une touche, devant Emiliano Martinez. Deux remplaçants pour construire le but qui décide d’une Coupe du Monde : Ferran était entré à la 62e minute à la place d’Oyarzabal, Williams également sorti du banc. Pour l’attaquant espagnol, c’était son premier but du tournoi. Le premier, et le seul qui comptait vraiment.

L’Argentine à dix, et pas une frappe cadrée en 120 minutes

Le tournant disciplinaire est arrivé juste avant la fin du temps réglementaire. À la 90e+3, Enzo Fernandez a écopé d’un second carton jaune pour une faute imprudente sur Pau Cubarsi, envoyé en l’air par le contact. L’Argentine a donc disputé la fin du match et toute la prolongation à dix. Statistique qui résume la soirée mieux que n’importe quel commentaire : l’Argentine n’a pas cadré une seule frappe sur l’ensemble des 120 minutes. En face, l’Espagne n’a pris aucun carton. L’Argentine en a récolté sept, plus l’expulsion d’Enzo Fernandez — la seule expulsion confirmée du match.

Le grand résistant argentin s’appelait Emiliano Martinez. Le gardien a réalisé onze parades, le total le plus élevé jamais enregistré dans une finale de Coupe du Monde. Onze. C’est un chiffre qui, dans une défaite 1-0, dit tout du scénario : l’Espagne a poussé, poussé encore, et n’est passée qu’une fois.

Après le coup de sifflet : des scènes que l’on aurait préféré ne pas voir

La fin de match a dérapé. Molina est allé chercher Rodri, Eric Garcia s’est interposé, et quelques secondes après le coup de sifflet final Leandro Paredes a saisi Eric Garcia à la gorge avant de mettre Gavi au sol ; les joueurs espagnols sont intervenus pour séparer tout le monde. Sur le plateau de la BBC, Alan Shearer n’a pas mâché ses mots : "Paredes threw two or three haymakers into someone’s face. He went for them." (« Paredes a envoyé deux ou trois grands coups dans la figure de quelqu’un. Il les a cherchés. ») L’Argentine a aussi été largement critiquée pour s’être détournée pendant la levée du trophée espagnol, sans rendre la haie d’honneur qu’elle avait reçue.

Sur ce point, prudence avec ce que vous avez pu lire dimanche soir : plusieurs médias ont annoncé une expulsion de Paredes après le coup de sifflet. Le rapport officiel du match établi par la FIFA indique qu’il n’a pas été expulsé. L’altercation est avérée ; le carton rouge, lui, ne figure pas au registre officiel.

Ce que ce titre change pour l’Espagne (et c’est énorme)

Deuxième titre mondial, seize ans après 2010. Mais le contexte va bien au-delà d’une deuxième étoile. L’Espagne détient désormais l’Euro 2024 et la Coupe du Monde 2026 simultanément, et — en comptant le titre mondial féminin de 2023 — devient la première nation de l’histoire à détenir en même temps la Coupe du Monde masculine et la Coupe du Monde féminine. Ajoutez-y la manière : huit matchs, huit victoires, un seul but encaissé, sept clean sheets. Aucun champion du monde n’avait jamais aussi peu encaissé, et ce dans un format à 48 équipes qui impose plus de matchs qu’à n’importe quelle édition précédente. Enfin, la série d’invincibilité de la Roja atteint 38 rencontres, nouveau record international absolu, devant les 37 de l’Italie.

Ce qui frappe, quand on regarde la feuille de match, c’est la jeunesse du projet de Luis de la Fuente : Lamine Yamal et Pau Cubarsi ont 19 ans, et Cubarsi repart avec le trophée du meilleur jeune joueur. Le sélectionneur, lui, a résumé sa préparation ainsi : "I said gentlemen we have an appointment with history, and we want to be there first." (« J’ai dit : messieurs, nous avons rendez-vous avec l’Histoire, et nous voulons y être les premiers. »)

Gardien de but plongeant pour détourner un ballon devant son but lors d'un match de Coupe du Monde
Onze parades pour Emiliano Martinez : jamais un gardien n’en avait autant réalisé dans une finale de Coupe du Monde.

Les compositions de la finale

Onze de départ Système
Espagne Simon ; Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella ; Rodri, Olmo, Fabian Ruiz ; Yamal, Oyarzabal, Baena 4-3-3
Argentine E. Martinez ; Montiel, Romero, L. Martinez, Tagliafico ; De Paul, E. Fernandez, Mac Allister ; N. Gonzalez, Messi, Alvarez 4-3-3

Match dirigé par le Slovène Slavko Vincic, dans un MetLife Stadium à ciel ouvert, sous un soleil sec et environ 27 degrés au coup d’envoi local — aucune incidence météo sur le jeu. Cette finale est allée en prolongation au mérite, pas à cause des conditions.

Le détail qui a fait grincer les tickets

Voilà l’histoire que les parieurs romands vont raconter un moment. Les cotes de clôture donnaient l’Espagne entre 2.25 et 2.30 sur le 1X2 en 90 minutes, le nul entre 2.95 et 3.00, l’Argentine à 3.60. Comme le score était de 0-0 à la fin du temps réglementaire, c’est le nul qui a gagné le 1X2 réglementaire — alors même que l’Espagne remportait le trophée. Sur le marché « vainqueur du tournoi », prolongation et tirs au but inclus, l’Espagne était à 1.67 et l’Argentine à 2.30 : là, la favorite a bien tenu son rang.

Exemple : un pari de 10 CHF sur le nul en 90 minutes à 3.00 rapporte 30 CHF. Le même billet joué sur « Espagne vainqueur du match » en temps réglementaire était perdant — malgré le titre espagnol.

Autre enseignement pour les amateurs de buteurs : les noms cotés côté espagnol étaient Messi à 2.50, Oyarzabal à 2.60 et Yamal à 3.30. Aucun n’a marqué. Le buteur de la finale, Ferran Torres, se situait dans un territoire d’outsider au-delà de 16.0, quand il figurait sur les listes. Les finales, décidément, se moquent des favoris désignés. (Cotes de clôture relevées avant la finale du 19 juillet 2026, en format décimal.)

L’Espagne est championne du monde 2026 (1-0 a.p. contre l’Argentine, Ferran Torres 106e). Deuxième titre, doublé Euro-Mondial, un seul but encaissé en huit matchs, et une première historique : aucune nation n’avait jamais détenu simultanément les titres mondiaux masculin et féminin.

Et maintenant ?

Le classement final se lit ainsi : 1. Espagne · 2. Argentine · 3. Angleterre · 4. France. L’Angleterre a décroché la troisième place en battant la France 6-4 le 18 juillet, dans un match complètement fou. Pour revoir le chemin des uns et des autres, notre tableau éliminatoire du Mondial 2026 reste la meilleure carte, et le portrait de l’Espagne au Mondial 2026 prend soudain une autre saveur. Côté suisse, on relira le parcours de la Nati au Mondial 2026 : sortis par la future finaliste, il n’y a pas de honte à cela.

Chez nous, les paris sportifs passent par la Loterie Romande ; pour les cotes décimales en CHF côté opérateurs en ligne, des marques comme Boomerang Bet ou Rabona couvraient l’ensemble des marchés de cette finale. 18+ — jouez de manière responsable.

Qui a gagné la Coupe du Monde 2026 ?

L’Espagne, en battant l’Argentine 1-0 après prolongation le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium. C’est le deuxième titre mondial espagnol, seize ans après 2010.

Qui a marqué le but de la finale ?

Ferran Torres, à la 106e minute, sur un centre de Pedro Porro prolongé de la tête par Nico Williams. Les deux buteur et passeur étaient entrés en cours de match.

Pourquoi l’Argentine a-t-elle terminé à dix ?

Enzo Fernandez a reçu un second carton jaune à la 90e+3 pour une faute sur Pau Cubarsi. C’est la seule expulsion confirmée de la rencontre.

Quel était le score à la fin du temps réglementaire ?

0-0. Le but décisif est tombé dans la seconde période de prolongation, ce qui explique que le nul l’ait emporté sur le marché 1X2 en 90 minutes.

Créé par la rédaction de « Footcdmch ».